Quelle est la différence entre les méthodes Agile et Waterfall ?
David Adamick
05 mai 2023・7 min de lecture
Table des matières
Qu’est-ce que la méthodologie Agile ?
Les fondations d’Agile :
Les types d’Agile
Qu’est-ce que la méthodologie Waterfall ?
Les 5 phases du modèle Waterfall
Avantages de la gestion de projet Agile
Inconvénients de la gestion de projet Agile
Avantages de la gestion de projet Waterfall
Inconvénients de la gestion de projet Waterfall
Agile et Waterfall – Récapitulatif des éléments
Calendrier
Flexibilité
Implication des parties prenantes
Budget
Agile vs Waterfall – lequel convient le mieux à votre projet ?
Passer de Waterfall à Agile
La gestion de projet Agile chez Startup House
Product Roadmaps
Exigences
Backlog
Métriques Agile
Conclusion
Vous hésitez encore entre une approche Agile ou Waterfall pour votre projet de développement logiciel ? En tant que développeurs expérimentés, nous connaissons bien ce dilemme et comprenons d’autant mieux quand un entrepreneur demande : « Quelle méthodologie de gestion de projet convient le mieux à mes processus de développement logiciel ? »
Pour y voir clair, commençons simplement par « Quelle est la différence entre Agile et Waterfall ? ». Beaucoup, en réalité.
Alors, revisitons ces méthodes Agile et Waterfall afin de vous aider à maximiser vos ressources et à faire en sorte que vos projets se déroulent aussi efficacement et sereinement que possible.

Qu’est-ce que la méthodologie Agile ?
Agile s’appuie sur le framework Scrum et propose une approche de gestion de projet itérative, adaptative et entièrement flexible. Elle a été conçue pour mieux répondre aux évolutions constantes du paysage technologique propres au développement logiciel.
Comme ce processus peut parfois durer des années, la nature plus fluide d’Agile permet d’intégrer plus aisément les changements de cap nécessaires, qu’ils surviennent tôt ou tard dans le projet.
Agile y parvient en découpant le projet en unités plus petites, communément appelées sprints. À l’issue de chaque sprint, les équipes Agile et les parties prenantes passent en revue le travail réalisé, récoltent des retours, puis ajustent le tir pour le prochain ensemble d’itérations. Le cycle se répète jusqu’à la livraison.
Le but ultime de la gestion de projet Agile est de livrer de la valeur tôt et en continu tout au long du projet, plutôt que d’attendre la fin pour présenter un produit finalisé.
La méthodologie Agile a été formalisée en 2001 dans le Manifeste Agile, qui comprend quatre valeurs fondamentales et douze principes. Entre autres, ces valeurs et principes exigent une collaboration intense entre équipes, une interaction poussée avec les parties prenantes, une flexibilité totale et une ouverture au changement pour favoriser un développement logiciel continu.
Les fondations d’Agile :
- Product Backlog : une liste priorisée de fonctionnalités, user stories et autres exigences sur lesquelles l’équipe de développement doit se concentrer et qu’elle doit livrer.
- Sprint Planning : au début de chaque sprint, l’équipe planifie la portée du travail et la liste des tâches à accomplir pendant le sprint.
- Daily Meeting : une courte réunion quotidienne pour partager l’avancement, identifier les obstacles et ajuster le plan si besoin.
- Sprint Review : à la fin du sprint, l’équipe présente le logiciel opérationnel livré et recueille les retours des parties prenantes.
- Sprint Retrospective : après la revue, l’équipe prend du recul sur son processus, pointe les axes d’amélioration et ajuste ses pratiques.
- Increment : à la fin de chaque sprint, l’équipe livre un logiciel fonctionnel, ce qui permet un feedback continu et garantit un produit toujours potentiellement publiable.
(Pour plus de détails sur Agile, consultez l’un de nos précédents articles ici.)
Les types d’Agile
Il existe de nombreuses manières d’appliquer la méthodologie Agile, et chacun en incarne les principes différemment. Les deux approches les plus populaires, de loin, sont Scrum et Kanban.
Scrum
Il s’agit d’un cadre de gestion de projet généralement utilisé par les équipes de développement logiciel pour structurer et piloter leur travail, à l’aide d’un ensemble de valeurs, de principes et de pratiques. Scrum, c’est apprendre par l’expérience, s’auto‑organiser, se remettre en question, avec l’objectif constant de s’améliorer.
Kanban
Un cadre pour mettre en œuvre l’agilité et le DevOps. Avec Kanban, les membres de l’équipe visualisent à tout moment toutes les étapes et tous les éléments du projet sur un tableau Kanban. Résultat : une transparence totale sur le travail en cours.
Qu’est-ce que la méthodologie Waterfall ?
À l’inverse, la méthodologie Waterfall (en cascade) est une approche de gestion de projet plus traditionnelle, orientée vers l’atteinte de résultats finaux pré‑définis. Autrement dit, ces résultats, qui répondent aux objectifs fixés, sont clairement établis avant le lancement du projet.
Cette progression linéaire convient mieux à certains programmes de développement logiciel, par exemple dans des organismes publics qui disposent déjà d’objectifs clairs.

Les 5 phases du modèle Waterfall
Le modèle Waterfall traditionnel est un processus séquentiel : il s’agit donc de donner une direction claire au projet. Pour ce faire, il impose cinq phases de développement bien définies :
Exigences
C’est ici que l’on définit la vue d’ensemble du projet et ses exigences globales. Par exemple : qu’un logiciel atteigne un certain nombre de transactions par jour.
Conception
On élabore les solutions possibles pour répondre à ces exigences. Dans l’exemple ci‑dessus, cela revient à envisager tous les moyens de supporter un (généralement grand) volume de transactions quotidiennes.
Implémentation
On sélectionne une conception candidate, puis on l’implémente avec les technologies adéquates.
Vérification
Une fois implémentée, l’équipe de développement teste si la solution satisfait les exigences définies en phase une. Toujours dans l’exemple des transactions quotidiennes, on vérifie ici la capacité à soutenir ce volume.
Maintenance
Le travail ne s’arrête pas à la vérification. Tous les systèmes nécessitent une maintenance : il faut donc prévoir des stratégies pour les mises à jour et montées de version, anticiper et tester les erreurs, et s’assurer de pouvoir les corriger dès qu’elles surviennent.
Avantages de la gestion de projet Agile
- Valeur métier plus élevée – focalisation accrue sur les besoins clients et sur les solutions qui y répondent.
- Meilleure flexibilité/adaptabilité au marché – Agile permet de pivoter plus facilement et plus vite face à l’évolution des exigences.
- Risque minimisé – le recueil immédiat de retours utilisateurs réduit le risque d’un faible product‑market fit.
- Délais court terme – plus simples à piloter ; favorisent l’efficacité et la productivité.
- Les défauts/erreurs/problèmes coûteux sont plus faciles à anticiper et à éviter.
- Orienté client – davantage d’implication des parties prenantes ; collaboration étroite, boucles de feedback rapides et suivi régulier de l’avancement.
- Time‑to‑market nettement amélioré.
Inconvénients de la gestion de projet Agile
- Étant donné la forte exposition au changement, il est difficile d’estimer précisément le calendrier dès le départ.
- Chevauchements possibles des efforts d’équipe en raison de la structure multi‑phases du développement Agile.
- Les interdépendances de projet peuvent être moins clairement définies.
- Des courbes d’apprentissage techniques existent et peuvent impacter les coûts.
Avantages de la gestion de projet Waterfall
- La structure du projet et la vision produit sont plus fermement définies dès le départ – ce qui réduit la coordination nécessaire pendant le développement. Les dépendances entre les tâches sont aussi plus claires.
- Les exigences du projet sont fixées beaucoup plus tôt, ce qui fait gagner du temps côté gestion de projet et permet des estimations de coûts plus précises.
- L’obligation de livrer avant de passer à la phase suivante garantit un flux de travail plus structuré.
- Cela facilite une phase de conception produit plus méthodique, structurée et mieux documentée.
Inconvénients de la gestion de projet Waterfall
- L’obligation d’achever chaque phase peut rallonger le processus global.
- Des problèmes, défauts ou erreurs passés inaperçus dans les premières phases nécessitent souvent des retours en arrière coûteux pour être identifiés et corrigés.
- Avec la méthodologie Waterfall, des objectifs et une structure pré‑définis laissent peu ou pas de place à la flexibilité si les exigences changent en cours de projet.
Agile et Waterfall – Récapitulatif des éléments
Calendrier
La temporalité d’Agile est entièrement flexible, tandis que celle de Waterfall est figée. L’approche Agile encourage l’expérimentation et adapte son planning en conséquence ; Waterfall suit un échéancier de livraison prédéterminé.
Flexibilité
Parce que toutes les phases du modèle Waterfall doivent être terminées avant toute progression, il peut être perçu comme plus rigide qu’Agile.
À l’inverse, la flexibilité est l’essence même d’Agile : en découpant le travail en sprints, le modèle Agile facilite l’adaptation, l’exploration de nouvelles pistes et l’intégration d’informations nouvelles, même en phase avancée.
Implication des parties prenantes
Hormis pour des livrables spécifiques, Waterfall fixe les objectifs avant de commencer et sollicite très peu – voire pas du tout – l’avis des parties prenantes. Ce cadrage initial rend le feedback client non indispensable.
Les projets Agile, au contraire, encouragent l’interaction client à chaque étape. La « livraison précoce et continue de logiciels utiles » (Manifeste Agile) nécessite une forte implication des parties prenantes pour guider le développement jusqu’à son terme.
Budget
Les budgets en Agile reflètent naturellement la flexibilité du cadre : itératifs, adaptatifs et créatifs, ils s’ajustent au fil du projet.
Logiquement, le modèle Waterfall fige un budget dès le départ. En raison de son approche déterministe, les projets menés en Waterfall laissent très peu de marge aux réajustements budgétaires en cours de route.

Agile vs Waterfall – lequel convient le mieux à votre projet ?
Nous venons de rafraîchir les éléments clés d’Agile et de Waterfall ; il s’agit maintenant de considérer la nature de votre projet. Vos objectifs sont‑ils déjà bétonnés ? Visualisez‑vous un résultat clair ? Et, pour y parvenir, votre projet exige‑t‑il un cadre de gestion strictement structuré ? Dans ce cas, optez pour Waterfall.
Ou bien préférez‑vous intégrer vos parties prenantes à chaque phase du développement ? Votre démarche repose‑t‑elle davantage sur l’essai‑erreur, l’évolution et des pivots dictés par les besoins changeants des utilisateurs ?
Si c’est le cas, Agile s’impose naturellement.
Passer de Waterfall à Agile
Chez Startup House, nous défendons le développement de projets en Agile. Nous privilégions une méthodologie totalement flexible et résolument centrée sur nos clients. Plus elle est orientée client, plus elle nous convient. C’est pourquoi nous encourageons régulièrement nos partenaires à adopter Agile.
La gestion de projet Agile chez Startup House
Voici comment nous exploitons tout le potentiel d’Agile pour apporter un maximum de bénéfices à nos parties prenantes et à nos chefs de projet :
- Valeur métier plus élevée – Avec Agile, nous partons des besoins clients. Dès les premières étapes, nous livrons des fonctionnalités qui résolvent des problèmes concrets et créent de la valeur pour tous. En nous concentrant sur la Business Value, chaque itération produit ce qui compte le plus du point de vue de l’utilisateur final.
- Inspect and adapt – Nous validons les produits logiciels et affinons leurs fonctionnalités essentielles au contact du marché et des utilisateurs finaux. Cette démarche empirique d’inspection et d’adaptation nous permet de gagner constamment en efficacité.
- Customer‑centric – En nous focalisant sur les vrais problèmes des utilisateurs finaux, nous les résolvons en priorité. La valeur du produit augmente en adéquation avec les attentes du marché.
- Collaboration – Un partenariat avec une équipe pluridisciplinaire apporte des regards croisés sur le développement produit et ses défis inévitables. On conçoit ainsi de meilleures solutions et on réduit plus efficacement les risques.
- Livraison incrémentale – Chaque itération apporte plus de finesse, de compréhension et de maturité au produit, et rapproche du juste product‑market fit.
- Faible risque – Agile nous permet de livrer en continu des parties utiles du produit et de collecter immédiatement des retours. Nous pouvons rapidement traiter le risque d’un faible market‑fit.
- Grande adaptabilité au marché – Les marchés sont dynamiques et les besoins évoluent sans cesse. Avec Agile, nous sommes prêts à pivoter à n’importe quel cycle de travail pour répondre à de nouveaux critères.
Pour des équipes rompues à Waterfall, passer à Agile peut être déroutant au début, car cela implique des changements de cap – autrement dit, des ajustements de certains processus – tout en intégrant deux principes clés :
- Qu’un chef de projet ou un Product Owner maximise la valeur produite par l’équipe Agile en ne priorisant que le travail le plus important.
- Qu’une équipe ne s’engage que sur la charge qu’elle peut absorber, et que le chef de projet ne la pousse pas au‑delà de cette capacité ni n’impose des deadlines arbitraires.
Tout cela suppose d’intégrer les éléments centraux suivants du modèle Agile :
Product Roadmaps
Votre plan d’action. La feuille de route de l’évolution de votre produit/solution dans le temps. Vous y décrivez les futures fonctionnalités et leur fenêtre de livraison souhaitée.
Exigences
Chaque jalon de la roadmap s’accompagne d’une courte liste de fonctionnalités nécessaires pour l’atteindre.
Backlog
Votre roadmap incarnée. Vous y trouvez les priorités de votre programme Agile : bugs, améliorations, tâches techniques, sujets d’architecture — tout y est. C’est aussi ici que vous planifiez vos itérations. Le backlog dit à l’équipe ce qu’elle fera ensuite.
Métriques Agile
Mesurez votre productivité tout au long des différentes phases de développement. Évaluez la qualité du produit et suivez la performance de l’équipe. L’usage des burndown charts et des control charts est de rigueur.
Conclusion
Au final, le choix entre Agile et Waterfall dépend de la dynamique de votre projet. D’après notre expérience, ces dynamiques sont le plus souvent collaboratives et rapides. Elles impliquent souvent des développements rythmés, réactifs et expérimentaux, où les échanges entre fondateur et équipe de dev sont quasi quotidiens.
Cependant, pour votre projet actuel, vous anticipez peut‑être déjà très précisément les résultats visés. Peut‑être faut‑il des livrables concrets avant de passer à la phase suivante. Peut‑être qu’une implication continue des parties prenantes/propriétaires serait un frein. Peut‑être avez‑vous besoin que votre équipe de dev « avance tout simplement ».
Le cadre de gestion de projet que vous adoptez peut peser lourd sur la réussite de votre développement à long terme. Il peut, littéralement, faire ou défaire un produit.
Sur ce point, Startup House peut vous aider à évaluer et choisir l’une ou l’autre approche. Bien que nous soyons des partisans résolus — et des spécialistes — d’Agile, nous avons toute la capacité d’appliquer Waterfall à votre projet si cela s’avère plus pertinent. En définitive, nous privilégierons le cadre de gestion qui maximise le potentiel de votre idée et donne à votre produit les meilleures chances de réussite.
Besoin d’un accompagnement plus détaillé ? C’est chez Startup House — contactez‑nous dès aujourd’hui.
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